Communiqué Romeurop 94 : pas d’explusions sans relogement

mercredi 22 mai 2013

COMMUNIQUE du Collectif ROMEUROPE 94
Romeurope 94 dénonce une nouvelle expulsion sans solutions de relogements
de familles roms installées à Limeil Brévannes.
Ni bidonvilles, ni expulsions sans relogements des personnes.

Faire suivre ce message, merci.

Témoignage de Yves Loriette, présent ce matin avec quelques militants
Avec Isabelle, Fred, Sylvain (du collectif de soutien aux familles roms d’Ivry) et William (de Limeil Brévannes), nous avons assisté ce matin dès 6h à l’expulsion de Limeil sous la pluie et c’est toujours terrible. En fait si seulement 40 personnes ont accepté l’hébergement en hôtel très provisoire , c’est du fait de l’éloignement (jusqu’à Creil !) du peu de jours attribués* et des difficultés à exercer la « ferraille ». Beaucoup de familles avaient quitté les lieux préalablement . On y a vu comme toujours des familles avec des enfants désemparés avec leur paquettage, un bus avait été prévu mais uniquement pour les emmener jusqu’à la gare la plus proche (rien pour Creil) !
William a pu négocier qu’une famille avec des bébés puisse être hébergée (provisoirement) plus près de l’hôpital où les enfants sont suivis (interco).
Le sous-préfet nous a indiqué qu’il avait été saisi très récemment de la situation, qu’il avait dégagé 150 hébergements pour faire face.*

Amicalement, Yves LORIETTE

*Rappel les hébergements dans des hôtels sont prévus pour 3 jours, ils sont renouvelés uniquement si la famille prouve qu’elle veut vraiment rester sur le territoire français

COMMUNIQUE Romeurope 94. (en PJ aussi)
Ce mardi 21 mai, sous la pluie, une fois de plus, près de 300 personnes vivant en grande précarité, se retrouvent à la rue.
Ces familles étaient installées là, dans des locaux désaffectés du CEA sur le territoire de Limeil Brévannes et appartenant à la ville de Paris. Les plus anciennes sont présentes depuis près d’un an ; le nombre de personnes a augmenté peu à peu depuis, à mesure des expulsions qui se sont déroulées ces derniers mois, sans prise en compte réelle de la circulaire du 26 Aout 2012.
Ainsi on trouve des familles ayant été expulsées de terrains Villeneuve le Roi, Villejuif et aussi de l’Essonne (Evry)
La préfecture a organisé l’évacuation ce mardi 21 en ayant pris un arrêté pour cause de dangerosité, ce qui lui permet d’éviter une procédure judiciaire qui aurait permis de prendre le temps d’une évaluation et mettre (enfin ?) en application la circulaire du 26 Aout 2012 qui prévoit des hébergements réels et durables, favorisant des projets d’insertion.
L’arrêté a été contesté mais ce n’est pas suspensif !
Quelles solutions a proposé la préfecture ???
Des propositions d’hébergements en hôtels éloignés ont été faites à quelques familles dites sensibles, pour quelques jours. En tout une quarantaine de personnes sur 115 annoncées sont hébergées pour quelques jours.

Nous saluons la municipalité de Limeil-Brévannes qui a refusé de suivre le Préfet qui lui avait demandé de publier de son côté un arrêté d’expulsion. Avant cette décision brutale d’expulsion, des contacts ont eu lieu entre les partenaires et il semblait qu’un travail de concertation était possible.
Celle ci aurait réuni l’état, les communes de Limeil-Brévannes, Paris (propriétaire), les associations, les familles concernées.
Mais la préfecture a préféré accélérer les choses !!!
Pourtant, dans le Val de Marne, depuis 2003, des dispositifs ont permis la mise à l’abri de nombreuses familles. La diversité des projets en place montre que les solutions sont multiples et que les propositions peuvent être adaptées à chaque lieu de vie et aux projets des familles ; l’hébergement en hôtel avec le 115 n’étant pas une solution.

Le Collectif ROMEUROPE 94 dénonce une nouvelle expulsion sans alternatives, avec les ruptures que cela impose dans l’accès aux droits.
La plupart des familles se retrouve à la rue et cherche de nouveaux lieux de vie précaire.
Il est temps de favoriser l’accès aux droits au logement, à l’emploi, à l’Education, à la santé. Nous demandons une nouvelle fois une vraie concertation …

Conscients des dangers et des difficultés qu’engendrent des conditions de vie aussi précaires, personne, et surtout les familles concernées, ne souhaitent voir perdurer de telles conditions de vie. Mais encore faut-il que ces personnes ne se retrouvent pas en errance et ne s’installent dans un nouveau bidonville et qu’une nouvelle évacuation ne vienne détruire ce qui a pu être mis en place en terme d’accès aux droits.

Le Collectif ROMEUROPE 94, mardi 21 mai 2013.



Messages récents

21 janvier

Oui c’est ça. Strictement aucune possibilité pour salarié mais éventuellement, si le préfet accepte les justificatifs que vous apporterez, le (...) Bonjour Hocine, Bien sur, il faut faire un recours non pas pour le refus de RF car votre fils est trop âgé. Il n’y a plus droit mais pour refus de (...) J’ai fait une demande de regroupement familial.ma femme et mes deux enfants mineurs accepté mais mon unique fils de 21 ans à reçu un refus. C’est un (...) J’ai peur de ne pas bien vous comprendre..Donc je n’ai absolument aucun moyen d’obtenir un quelconque titre de séjour fusse-t-il par rapport à une (...)

20 janvier

Bonjour il est recommandé avant de faire la demande de titre de séjour de demander une rencontre avec le juge des affaires familiales au greffe du (...) bonjour, je suis arrivé en France en 2012 avec un visa shengen de 6 mois depuis je suis en situation irrégulière, je suis aujourd’hui parent d’un (...) Bonjour
Je pense que le consulat ne donnera pas le visa long séjour, car il n’y est pas obligé par la loi
Vos parents peuvent faire un jugement de (...)
bonjour
Pas de possibilité de venir en France sur cette base.
Une réintégration par décret est possible en déposant un dossier au consulat de (...)
Bonjour
il faut aller voir une association. Faire une lettre recommandée à la prefecture pour refus implicite( demande de motifs) et ensuite un (...)
Bonjour J’ai déposé ma demande de regroupement familial aux octobres 2015 . Toutes les étapes bien passées : attestation. Vis logent.... jusqu’à (...)