Non au racket des étudiants étrangers

mercredi 19 février 2014
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[**Augmentation des droits de scolarité*] dans les écoles publiques d’ingénieurs de l’Institut Mines-Télécom ainsi que dans les six écoles nationales supérieures des Mines [1].
Ces droits passeront à partir de la prochaine rentrée [**de 850 à 1850 euros pour les étudiants français*] ou originaires d’un Etat membre de l’Union européenne et [**de 850 à… 3850 euros pour les étudiants originaires des autres pays.*]
L’enseignement supérieur constitue un « marché » et l’enseignement une « marchandise » comme une autre à laquelle les étudiants étrangers ne peuvent accéder qu’en payant le prix fort.

Cette mesure institue aussi une[** discrimination inadmissible*] dans l’accès à des établissements d’enseignement supérieur.

Et ce n’est sans doute que le premier pas vers la g[**énéralisation de de frais d’inscription plus élevés*] pour les étranger qui avait été envisagée au cours du débat parlementaire en avril et juin 2013.

Cette différence de traitement injuste vient une fois de plus aggraver la situation des étudiants étrangers les plus démunis. Là où le partage d’un savoir commun devrait construire des ponts, l’argent vient, ici comme ailleurs, ériger des murs.

[** Cette mesure est aussi illégale*] : elle introduit en effet entre les étudiants une discrimination exclusivement fondée sur la nationalité. Elle a donc été prise en violation du principe constitutionnel d’égalité et des conventions internationales qui interdisent les discriminations..

Le Gisti a décidé de déposer devant le Conseil d’État [**un recours en annulation*]

[*Droit à l’éducation pour tous,
Égalité entre tous les étudiants en France
Liberté de circulation au sein de l’espace éducatif comme ailleurs.*]

D’après un communiqué du Gisti